Dans presque toutes les entreprises que j'accompagne, quelqu'un passe une partie de sa journée à faire la liaison entre deux logiciels. Il lit une commande dans un endroit, la recopie dans un autre, met à jour un tableau, prévient un collègue. Ce travail ne produit rien : il rattrape simplement le fait que vos outils ne se parlent pas.
C'est du temps payé, mais c'est le moindre problème. Le vrai coût, ce sont les oublis. La relance qu'on n'a pas envoyée, la commande partie sans paiement confirmé, le chiffre faux parce que quelqu'un a recopié la mauvaise ligne à onze heures du soir. Une automatisation, c'est cette suite de gestes écrite une bonne fois pour toutes, qui se répète ensuite sans se fatiguer et sans sauter une ligne.
Toutes les tâches n'ont pas besoin d'IA. Une règle stable reste un workflow classique. L'IA intervient quand il faut comprendre un texte, classer une demande ou préparer une réponse. Un agent n'arrive qu'ensuite, lorsqu'il doit choisir entre plusieurs outils sous des limites explicites. Le bon système combine ces trois niveaux au lieu de mettre de l'IA partout.
Je construis ces systèmes depuis plus de dix ans, et je suis certifié Make au niveau 5 (Expert). Mais la technique n'est pas le sujet : le sujet, c'est de choisir le bon chantier, celui dont le résultat se voit dès la première semaine.